Le Tour des Glaciers de la Vanoise : 10 -14 juillet 2021

Publié le par Fabrice Terefenko

Jour 1 : c'est à 11 que nous sommes partis pour ce Tour des Glaciers de la Vanoise, le 2e dans mon cas. Sous un ciel bleu azur et un soleil qui tape déjà, c'est au parking des Fontanettes de Pralognan que le groupe entame son périple. Les sacs sont pleins chez tout le monde; 11, 12, 13 kilos le plus souvent. Pas d'autres choix tant au-delà de 2000 m d'altitude la météo peut nous réserver quelques surprises..... L'équivalent d'un imposant arrosoir qu'il faudra porter pendant 5 jours.

Il faut se réhabituer à cela. Mais le soleil motive. On prend la direction du refuge du Col de la Vanoise, ex-Félix Faure; pour la genèse je vous laisse chercher sur Google, notre ami à tous ! . Avant cela, nous découvrirons sur les hauteurs l'original lac des Vaches qui se traverse en son milieu mais aussi la glacier de la Grande Casse. C'est à partir d'ici que nous rencontrerons nos premiers névés de la série avant d'apercevoir notre première halte pour la nuit. On a démarré tranquille pour le 1er round avec 8 km et 970 km de grimpette.

Le lac des Vaches

 

Jour 2 : direction le refuge de l'Arpont, lui aussi rafistolé depuis quelques années. La nuit fut agitée avec un gros orage mais les brumes matinales s'élèvent vite alors que les marmottes ne bronchent pas encore à 8 h du mat. C'est en quelque sorte une étape de transition comme sur le Tour de France. Même s'il y aura 16 km au compteur, le dénivelé ne dépassera pas les 800 m. Ce sont toujours de belles conditions météo toute au long de la journée avec un généreux soleil et un mercure agréable pour marcher. Un autre glacier s'offre à nous, celui de Chasseforêt, l'occasion hélas de découvrir que comme bien d'autres il recule. Un petit détour nous conduit à son lac; peine perdue car les névés y sont encore bien présents. D'ailleurs, nous en verrons beaucoup en Vanoise, tout comme  les ruisseaux et cascades qui jaillissent un peu partout.

Y a de l'eau et ce n'est que le début !


Jour 3 : les choses sérieuses vont bientôt commencer. On monte en puissance ! alors que la météo est annoncée plus délicate en fin de journée. Par précaution, on ne traine pas trop tout en prenant les pauses adéquates au cas où cela tournerait mal. Il faut dire que dès le départ de l'Arpont, le panneau annonçant  notre prochain refuge, la Dent Parrachée à 7 h a de quoi couper les jambes avant le départ !. Malgré cela, nous serons en avance sur le timing. Cest la dernière montée vers  la Parrachée qui paraitra comme interminable alors qu'il reste un bon 200 m à gravir car la fraicheur gagne du terrain. Au final, la journée fut bien sportive avec 1135 m de dénivelé et 20 km. Mention 5 étoiles pour Franck, le gérant du refuge CAF. Humour garanti.

 


Jours 4  et 5 : l'étape reine de ce Tour pour se rendre au refuge de la Valette, mais la plus crainte par la plupart d'entre nous alors qu'on nous prédit une météo bien moins agréable que les jours précédents. Au menu : 1400 m à grimper en 2 parties ( au final ce sera quasi 1500 m  et 20 bornes), une sorte d'entrée puis ensuite le gros plat principal. Le temps au petit matin est moins engageant avec du brouillard mais pas de pluie. On s'engage vers le col d'Aussois à près de 3000 m d'altitude; une fois de plus je ne verrais pas le paysage environnant !.. Brouillard et neige roulée nous tiennent compagnie; je suis maudit !.

De l'autre côté du versant, ce sont les névés qui nous attendent. Nous sommes prudents mais Franck nous avait rassurés sur ce coup-là. Pas le moindre rayon de soleil; on se croirait en plein automne. Près des Prioux, on mange rapidos car la température est bien frisquette. Les multi couches ne sont pas de trop; comme quoi le sac de plus de 10 kilos n'était pas un luxe !. Après le repas, il y a encore du taf qui nous attend; 700 m à monter depuis le pied des Prioux. C'est à ce moment-là qu'une pluie glaçante se remet à tomber. Dans la montée, de l'eau à perte de vue pourrait-on dire où les ruisseaux sont bien gonflés; à se demander si nous sommes bien en plein mois de juillet. Les chaussures Goretex ne résistent pas à l'eau à hauteur du chalet des Nants alors que la pluie redouble. On monte, on monte à notre rythme où le ciel est vraiment bâché. Mais à force de prendre de l'altitude, c'est la neige qui prend le relais aux abords du refuge où cette approche parait comme interminable. On y arrive bon an mal an sur les coups des 17h30 pour les plus vaillants, un peu plus pour les autres. La gardienne me dira que nous sommes courageux; tu m'étonnes !. Le paysage se blanchit, le gros poêle nous permettra de faire sécher les fringues alors qu'un vin chaud ou citron chaud fera le plus grand bien au petit groupe avant le repas copieux du soir entre la bonne soupe, les lasagnes et le gâteau; tout cela avec des produits locaux. Personne ne se lancera à aller se doucher dans le bâtiment en dehors du refuge; et pour les toilettes nichées à l'extérieur (et offrant une vue magnifique sur la vallée qand c'est sous le soleil ! ,  la prudence avec le sol  blanchi est de mise. Faudra une bonne dose de motivation pour sortir pendant la nuit en caleçon pour aller pisser !. Certains nous relateront qu'en pleine nuit il neigeait à gros flocons. Confirmation au petit matin : c'est le cadeau de la Fête Nationale !. Le refuge se retrouve comme engourdi sous le brouillard avec 5 cm de neige au sol.

 

Au col d'Aussois

 

L'arrivée au refuge


On revoit le programme du dernier jour après les conseils du gardien. Le Grand Marchet et le reste ce sera pour une autre fois car on y voit rien; ce serait glissant et les flocons sont encore présents. Pas de risques inutiles.

Avant la redescente sur Pralognan

 


Nous décalons le départ tranquillement à 9 h avec descente directe aux Prioux en rejoignant le carrefour du chalet des Nants. Nous pouvions prendre la navette à partir de là mais au final on poursuit par le sentier forestier jusqu'à Pralognan; la navette sera prise à cet endroit-là pour nous remonter au parking des Fontanettes. La pluie réapparait; on a fait 100 m de dénivelé positif pour ce dernier round mais 1100 m de descente et 10 petits km. C'est à ce moment-là que le groupe se sépare et où Bernard récupérera ses lunettes !; je vous ferais grâce de toute l'histoire; il vous la racontera de lui-même !.

Au final, un Tour avec ses péripéties climatiques mais qui n'a pas entaché l'ambiance générale qui sied comme toujours dans notre club. @Fabrice

A bientôt dans ma région !!!

 

(Photos 1-2-3-5 et 8 de Fabrice; photos 4-6-7 de Claude).

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article